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Le melting-pot du nouvel Etat d’Israël

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Le melting-pot du nouvel Etat d’Israël

 

Aujourd’hui l’État d’Israël (donc sans les territoires palestiniens) couvre une superficie d’un peu plus de 20 000 km2 pour une population d’environ cinq millions d’habitants dont une majorité de plus de 70 % est juive. Cette population a une structure démographique atypique étant donné l’impact de la forte immigration provenant essentiellement, dans les années quatre-vingt-dix, des pays du défunt empire soviétique au rythme d’environ 150 000 personnes annuellement. Mais ces dernières vagues ne font que succéder à de nombreuses autres qui amenèrent des émigrants de tous les continents et plus particulièrement du Moyen Orient, d’Afrique du Nord, d’Europe et d’Amérique.

Tous ces hommes aux cultures, habitudes et mentalités différentes semblent parfaitement s’intégrer dans le nouvel État grâce à l’apprentissage et à la pratique de l’hébreu et grâce au formidable dynamisme qui semble jaillir de ce mixage culturel. Ce dynamisme est sans doute comparable à celui qui devait animer les premiers colons du Nouveau Monde et ne semble pas être d’ordre spécifiquement religieux. L’intégration fut également favorisée par des créations aussi originales et utopiques que les Mochavim et les Kibboutzim, ces exploitations communautaires qui permirent de mettre en valeur les potentialités agricoles du pays. Par comparaison aux décevants résultats des kolkhozes russes, les kibboutzim sont des communautés très performantes, probablement parce que, contrairement aux premiers, ils fonctionnent suivant des règles souples et démocratiques choisies librement par des volontaires unis par un même idéal davantage peut-être que par une même religion.

Toutefois, depuis quelques années apparaissent d’inquiétants phénomènes politiques, ethniques, racistes et religieux : « Tout se passe en effet comme si Israël était devenu une fédération de tribus » dit le journaliste israélien Ben Simon (1997), auteur d’un livre à succès sur les nouvelles dissensions juives. En retrouvant sa terre, le peuple d’Israël aurait-il aussi retrouvé ses vieux démons ?

 

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