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Les fondements de l’islam

Vous êtes ici : » » Les fondements de l’islam ; écrit le: 18 avril 2012 par chiraz modifié le 11 octobre 2018

Les fondements de l’islamL’Islam est né de la Révélation reçue par le Prophète Mahomet au VIIe siècle de l’ère chrétienne. Suivant la tradition, l’archange Gabriel lui aurait transmis la parole divine entre 610 et 632, (année de sa mort), soit sur une période de plus de vingt ans. Comment furent recueillies les divines paroles ? Le Prophète ne sachant ni lire ni écrire, les premiers messages révélés furent conservés oralement. Rapidement, sans doute après l’installation de Mahomet à Médine, | les révélations furent retranscrites sur les supports les plus variés : os de chameaux, morceaux de cuir, de bois, etc. A la mort du Prophète le Coran était encore virtuel. C’est sous le règne du troisième calife, Uthman (644-646) que furent rassemblés les écrits disparates afin d’imposer un texte canonique. Pour éviter les discussions ultérieures, tous les écrits rassemblés furent détruits. Cette décision étonnante s’explique sans doute par la peur de voir s’éterniser les disputes et dissensions que suscitèrent la transcription des paroles révélées.

Pour un lecteur occidental, le Coran présente quelques surprises : il est difficile d’y trouver une cohérence, un texte suivi, une pensée continue. Le saint livre est formé d’une succession de versets en général sans suite logique, passant d’un sujet à l’autre et entrecoupés de louanges à Dieu ou d’imprécations contre les infidèles et autres polythéistes. Les cent quatorze chapitres ou sourates du Coran ont été classés suivant leur longueur, les plus longues (exceptée la première) venant au début de l’ouvrage, suivant une mode empruntée à la poésie sémitique. Ce classement ne respecte pas l’ordre chronologique des révélations, ce qui serait sans importance si, sous l’influence du contexte politique, celles-ci ne s’étaient quelque peu modifiées notamment concernant l’attitude à avoir



envers les Juifs et les chrétiens. Pour résoudre ces contradictions, les théologiens mirent au point la loi d’abrogation : en cas de contradiction, le verset le plus récent « abroge » les versets antérieurs. Mais pour cela il fallut rechercher l’ordre chronologique des différents messages révélés. Toutefois, cette loi astucieuse ne permit jamais de résoudre certaines contradictions fondamentales telles que celle de l’omnipotence divine et de la liberté humaine.

Face à la rigidité du Coran et à la nécessité d’islamiser les idées extérieures ou nouvelles, l’islam se dota spontanément d’un outil remarquablement souple : le hadith ou tradition prophétique. Le hadith est une parole attribuée au prophète dont l’authenticité est « garantie » par une chaîne de personnes faisant autorité. En droit notamment, les musulmans se réfèrent d’abord à la tradition vivante, puis les novateurs proposent leurs idées en s’appuyant sur l’autorité d’un savant plus ancien qui lui-même la tenait d’un sage encore plus ancien pour finalement remonter jusqu’aux compagnons du prophète et au prophète lui-même. L’acceptation du hadith ne devint courante que vers le troisième siècle de l’hégire. Grâce à ce procédé, beaucoup d’idées et de préceptes, qui ne se trouvent nullement dans le Coran, entrèrent dans l’islam : passages de l’Ancien et du Nouveau Testament, éléments des traditions égyptiennes, babyloniennes, persanes, et même hindoues et bouddhiques. L’ensemble de ce hadith constitue la Tradition, la Sunna qui forme une sorte de jurisprudence par rapport à la Loi donnée par le Coran. Avec lui, elle forme la Charia, c’est-à-dire la loi canonique islamique régissant la vie religieuse et profane des états islamiques les plus conservateurs tels que l’Arabie Saoudite, la Mauritanie, le Pakistan, le Soudan, l’Iran…

Evidemment toutes ces interventions ne se firent pas sans résistance et certains auteurs musulmans montrèrent leur scepticisme vis-à-vis des hadith. Cela d’autant plus qu’un hadith lui-même met en garde contre les hadith. Mahomet aurait dit en effet : « Après ma mort les paroles qui me seront attribuées se multiplieront. […] Ce qu’on publie comme ayant été dit par moi, vous devez le compare] avec le livre de Dieu. Ce qui est en accord avec lui est de moi, qu( je l’aie réellement dit ou non ». Mais d’autre part il aurait auss affirmé : « Toute bonne parole qui est dite, je l’ai dite moi-même » ce qui est très pratique pour faire adopter les nouvelles idées large ment partagées.

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