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L’économie dans les pays orthodoxes

Vous êtes ici : » » L’économie dans les pays orthodoxes ; écrit le: 18 avril 2012 par chiraz

L’économie dans les pays orthodoxesLes difficultés, résultant de la transition d’une économie planifiée à une économie de marché, ont plongé tous les pays orthodoxes, encore récemment marxistes, dans une crise économique, politique et morale profonde qui a eu notamment pour résultat d’abaisser très sensiblement leurs PNBH. En 1993, ceux-ci étaient d’environ 700 dollars pour les plus pauvres (Géorgie et Macédoine) et ne dépassaient pas 2200 dollars pour les plus prospères, c’est-à- dire pour la Russie et la Biélorussie. Actuellement, ces pays sont donc plutôt pauvres, mais cette situation devrait rapidement changer étant donné, notamment, leur niveau d’instruction élevé : les

pays orthodoxes ne sont pas des pays en voie de développement, mais bien des pays développés en crise profonde.



Cette situation, très particulière, fait qu’il serait trompeur de retenir la moyenne des PNBH des pays orthodoxes pour évaluer leur capacité à se développer. Pour cela, il convient plutôt de choisir la seule Grèce dont le PNBH (7170 dollars) était, en 1993, près de 6 fois supérieures à la moyenne de ceux des pays orthodoxes qui furent marxistes. Par ce choix, les méfaits du marxisme ne seront pas attribués à l’orthodoxisme. Toutefois, il serait intéressant de connaître les raisons profondes des pays orthodoxes de s’être laissé séduire si longuement par le marxisme. Est-ce simplement le résultat d’un déterminisme historico-géographique, ou existe-t-il, entre les deux doctrines, des affinités plus subtiles et plus profondes liées, par exemple, à la structure familiale chère à Emmanuel Todd ?

En retenant le PNBH de la Grèce, on constate que celui-ci est pratiquement au même niveau que celui du Portugal, pays catholiques le plus pauvre de l’Union Européenne. Donc, a priori, et faute d’autres références, il semble que, dans un même ensemble géographique et climatique, un pays orthodoxe non marxiste a pratiquement les mêmes capacités à se développer qu’un pays catholique, ce qui est normal si l’on considère la similitude des religions catholiques et orthodoxes issues d’un tronc commun et tellement proches qu’elles seront sans doute les premières à retrouver leur unité.

Cette capacité estimée des pays catholiques et orthodoxes à atteindre un niveau de développement sensiblement égal est aussi confirmée par la comparaison de leur PNBH moyen avant l’effondrement de l’empire soviétique. En 1987, pour les six pays orthodoxes de l’époque, celui-ci était de 3917 dollars et donc supérieur à celui des 45 pays catholiques qui n’était que de 3352 dollars. Enfin, il est remarquable qu’au-delà des mers et des civilisations, en 1993, le PNBH moyen des pays orthodoxes de l’Europe (1866 dollars) était très sensiblement égal à celui des pays catholiques d’Amérique latine (2192 dollars). Le déterminisme religieux semble plus marquant sur l’économie que les contraintes physiques, climatiques et historiques.

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