➔ RELIGIONS ET CROYANCES

La chapelle de la “Medaille miraculeuse”

Vous êtes ici : » » La chapelle de la “Medaille miraculeuse” ; écrit le: 19 janvier 2012 par mariouma

En 1830 à Paris, près du quartier Latin, le couvent des Filles de la charité de la rue du Bac est le théâtre d’apparitions de la Vierge Marie. Une novice de famille paysanne pieuse, Catherine Labouré (1806-1876), après avoir souhaité dans ses prières voir la Mère de Dieu, est réveillée une nuit par un jeune enfant qu’elle croit être son ange gardien. Celui-ci la fait descendre à la chapelle où, dit-il, la Sainte Vierge va venir exaucer son vœu. Effectivement, la Vierge, rayonnante de lumière, apparaît dans un bruissement d’étoffe et s’assied dans un fauteuil. Elle est si réelle que Catherine pose ses mains sur sa robe. La Vierge converse longuement avec la religieuse et lui indique qu’elle bénéficiera de dons de voyance spéciaux. Seul son confesseur doit être tenu au courant de cette vision. Après cette contemplation, l’enfant la reconduit à sa chambre où elle passe le reste de la nuit émerveillée de cette rencontre.

Quatre mois plus tard, en novembre 1830, au cours d’une prière du soir avec toute la communauté, la Vierge lui apparaît à nouveau mais cette fois debout, comme suspendue au-dessus du sol. Catherine, seule à percevoir cette vision, se voit ordonner de faire graver une médaille dont le modèle, recto et verso, lui apparaît avec une grande précision. Cette médaille acquiert rapidement une popularité surprenante, elle est diffusée à plusieurs millions d’exemplaires et provoque une série de miracles. L’un des plus spectaculaires est la conversion brutale d’un riche banquier juif, Alphonse Ratisbonne, qui n’avait accepté cette médaille qu’à contre¬cœur pour ne pas vexer un ami : il a, lui aussi, une vision de la Vierge et Se fait prêtre.
Quant à Catherine Labouré, elle fait preuve d’une discrétion totale sur les privilèges reçus au point que seuls quelques prêtres et religieuses sont au courant de son expérience mystique. Elle continue de mener l’existence d’une religieuse anonyme, se dévouant au service des vieillards jusqu’à sa mort.
Au moment de son procès de béatification en 1933, sa tombe est ouverte et son corps est trouvé parfaitement intact, comme si elle venait de mourir. Elle est canonisée en 1947.

← Article précédent: Paray-le-Monial Article suivant: Dozule

Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié

Top articles