Le Japon : Le shintoïsme

> > Le Japon : Le shintoïsme ; écrit le: 16 avril 2012 par chiraz

L’histoire religieuse du Japon est similaire à celle de la Chine : une religion indigène, issue de l’animisme et plus particulièrement du chamanisme – le taoïsme en Chine, le shintoïsme au japon – s’est trouvée confrontée à la rationalité confucéenne et à l’eschatologie bouddhique. Religion première du Japon, issue des croyances populaires aux kami, ces divinités et puissances originelles de la nature, le shintoïsme se vit contraint de préciser sa doctrine pour se démarquer des religions importées. L’axe central du shintoïsme est constitué par le mythe faisant de l’empereur du japon le descendant du kami Amaterasu. Cette profonde identité entre la maison impériale et le shintoïsme permit à l’une et à l’autre de se soutenir, de se maintenir et de résister victorieusement aux assauts des religions nouvelles. Mais celles-ci apportèrent à la société japonaise des concepts que ne possédait pas le shintoïsme, à savoir le rationalisme confucéen et la mystique bouddhique.

Le shintoïsme joua un rôle important dans l’histoire japonaise et sans doute dans son développement en stimulant la conscience

identitaire des Nippons, notamment lors de la restauration du régime impérial par l’empereur Mutsuhito qui inaugura la brillante ère Meiji. L’empereur remplaça le culte tolérant shinto-bouddhique de la cour par un culte public de stricte obédience shintoïste. A cette occasion, de nouveaux rites furent créés, notamment pour insister sur l’origine divine de la dynastie impériale et par conséquent sur la toute puissance de l’empereur, source de tout pouvoir, de toute harmonie, mais exigeant le respect, l’obéissance absolue des fidèles sujets. La guerre allait montrer, avec les kamikazes notamment, jusqu’à quelles extrémités allait cette fidélité au dieu-souverain.

Il fallut attendre la défaite du Japon et la pression des Alliés pour que l’empereur renonce officiellement à son statut de kami. La Constitution de 1947 consacre la séparation de l’Église et de l’État et garantit la liberté de culte, ce qui n’a pas empêché le shintoïsme d’essaimer en au moins une quarantaine de sectes toujours actives.

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