Les facteurs et les théories du développement : L’alimentation

> > Les facteurs et les théories du développement : L’alimentation ; écrit le: 13 avril 2012 par chiraz

Les habitudes alimentaires ont des conséquences directes sur la santé physique des hommes et il est probable qu’elles en ont aussi sur leurs capacités mentales vu que certaines carences alimentaires empêchent le développement intellectuel normal d’un enfant. Ainsi le manioc mal roui entraînerait le crétinisme par les cyanates qu’il contient et le manque d’iode entrave le développement physique et mental de l’individu, particulièrement celui des enfants. Au début de l’année 1994 le gouvernement chinois a même interdit la vente de sel non iodé afin d’enrayer la progression des maladies dues à la déficience iodique qui touchent plus de quatre cent millions de chinois ! Il serait pourtant audacieux de prétendre que le retard de la Chine continentale par rapport aux autres pays confucianistes insulaires (et donc bien iodés) serait dû au manque d’iode. La Corée du Nord est d’ailleurs là pour prouver que la Chine a surtout souffert du marxisme.

Certaines études montreraient que le végétarisme préconisé par quelques religions serait aussi un frein au développement, non pas à cause d’effets biologiques mais suite à un subtil enchaînement de relations purement économiques. La différence entre une consommation moyenne de calories et une consommation maximale n’étant que de 20 %, la demande de nourriture est peu élastique. Dans une société végétarienne, les agriculteurs n’ont donc aucun avantage à produire plus que la consommation possible sous peine de voir leur récolte pourrir sur place ou dans les greniers. Ces producteurs ne sont donc pas enclin à innover malgré les disettes périodiques qui affectent la santé de ces populations.

Par contre dans une société consommatrice de viande, le cheptel constitue un grenier vivant qui « avale » les éventuels surplus agricoles et qui fournit les calories manquantes en cas de pénurie. Il n’y a donc pas de risque à produire des excédents et la population, n’étant pas soumise à des disettes périodiques, serait en meilleure santé. Mais ces subtilités ne semblent pouvoir s’appliquer qu’à quelques peuplades isolées et sont évidemment inopérantes pour expliquer les différences de niveau de développement à l’intérieur des ensembles de pays végétariens ou non végétariens. Beaucoup de pays essentiellement végétariens le sont d’ailleurs par nécessité et non pour des motifs religieux. Tel est le cas de l’Inde et de la Chine, où la densité de population est telle que le végétarisme s’est imposé, les terres étant trop rares pour pouvoir nourrir les hommes via le cheptel. Ceci expliquerait-il une certaine passivité des populations de ces Etats qui ont souvent dû subir, au cours des temps, les assauts furieux de peuples carnivores tels que les Mongols, les Arabes et les Européens ?

 

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