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Les facteurs et les théories du développement : Le climat

Vous êtes ici : » » Les facteurs et les théories du développement : Le climat ; écrit le: 13 avril 2012 par chiraz

Les facteurs et les théories du développement : Le climatDavantage que les facteurs déjà étudiés, le climat peut expliquer certaines disparités économiques constatées dans les différentes aires religieuses car elles sont souvent implantées dans des zones climatiques spécifiques. L’aire protestante se situe essentiellement dans les zones tempérées nord ou sud ; l’aire catholique, avec l’Amérique latine, comprend tous les climats. L’aire islamique, elle, se développe dans les zones arides ou semi-arides de l’Afrique et du Moyen Orient mais aussi dans les zones tropicales de l’Asie du Sud- Est. L’aire animiste recouvre essentiellement l’Afrique subsaharienne. Quand à l’aire confucianiste elle comprend tous les climats : depuis les froides Kouriles et les steppes de l’Asie centrale jusqu’aux zones tropicales de Taïwan et équatoriales de Singapour.

L’influence du climat sur le développement est ambigu : globalement il semble bien l’influencer car les régions tempérées sont plus développées. Mais une analyse plus fine montre que l’on retrouve, historiquement et actuellement, des pôles de développement sous toutes les latitudes et que le développement dépend davantage de facteurs culturels ou religieux que climatiques. Faut- il rappeler que la civilisation occidentale est née en Méditerranée ? Que les amérindiens étaient moins développés au Nord et au Sud (notamment en Patagonie) que les Aztèques et les Mayas vivant sous le tropique du cancer ? Que l’Inde a connu la prospérité ?



Les différences économiques engendrées par le climat sont évidemment le résultat d’un processus très ancien d’étroites interférences entre matériel et culturel. Les contraintes furent déterminantes pour la complexification des sociétés, elles aboutirent même, dans certains cas, à l’avènement de l’écriture et à l’accélération de l’évolution qui suivit. Lorsque le milieu est favorable, la simple cueillette pendant quelques heures par jour permet la survie. Les civilisations de cueillette ne connaissent que très peu de spécialisation ; leur articulation est très faible et elles sont les moins organisées. Lorsque le stress augmente, la complexité de la société se renforce, de même que son organisation ; ainsi, devant l’invasion des Boers, les Zoulous s’organisèrent en monarchie et se dotèrent d’une administration !

Les sociétés sans écriture se retrouvent dans des milieux à faible contrainte : une nature généreuse et des voisins pacifiques n’ont pas stimulé la création. La pression de l’environnement comprend des éléments politiques (voisins menaçants, invasion d’un colonisateur…), physiques (climat malsain…), alimentaires (l’assèchement de l’Afrique du Nord a entraîné le développement de la gestion de l’eau et des techniques d’irrigation). Le climat a évidemment une incidence sur ces différents facteurs qui eux-mêmes conditionnent les transformations sociales, qui elles-mêmes modifient les moyens de production… Il est donc difficile, au bout de la chaîne, de mesurer l’impact du climat sur le développement !

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