L’homme, inventeur ou créature de Dieu ?

> > L’homme, inventeur ou créature de Dieu ? ; écrit le: 13 janvier 2012 par mariouma

Partant de la constatation que l’homme existe, on peut ne pas se poser la question de savoir pourquoi, ou, ce qui revient au même, on attribue son existence au hasard et l’on considère que, parmi les nombreuses capacités imaginatives de son cerveau, l’homme s’est inventé un créateur.
Cette attitude est parfaitement compréhensible. Elle a l’inconvénient d’être stérile, car elle refuse de poser un problème, celui de l’existence de Dieu, et donc celui des rapports de Dieu avec les hommes. Si Dieu existe, l’humanité a peut-être là un moyen d’élargir ses horizons et d’accéder à davantage de connaissance, quitte à risquer de nombreux dérapages et de multiples erreurs. Le refus de l’hypothèse d’un dieu créateur présente en outre l’inconvénient grave de considérer comme nulle l’expérience de ceux qui disent avoir rencontré Dieu. Nous en parlerons plus loin à propos de la foi en Dieu.

L’autre volet de l’alternative est que Dieu a créé l’homme. L’idée de Dieu est indissociable de celle de créateur de l’univers. S’il est créateur de l’univers, il est aussi, directement ou indirectement, créateur de l’homme qui fait partie de cet univers. L’homme, créature de Dieu, est soit une conséquence des lois de la nature initialement programmées par Dieu, soit le résultat plus précisément explicite de sa volonté. Ce qui importe, c’est que nous ayons été voulus par Dieu. Les modalités importent peu Accepter l’idée que nous ayons été créés par Dieu revient, à première vue, à remplacer le hasard par Dieu, c’est-à-dire à remplacer une idée abstraite et passive par ce qui est peut-être une volonté active, certains disent même une personne. Il semble naturel que ce Dieu, capable de créer l’univers et l’humanité soit aussi capable de se manifester à ses créatures. Bien plus, si cette manifestation est bien réelle, cela conforte considérablement l’hypothèse de l’existence de Dieu. On voit même mal comment on pourrait s’en passer.

La foi en Dieu

En fait, certains hommes affirment avoir une expérience directe, irrécusable, de l’existence de Dieu. C’est beaucoup plus qu’une croyance, c’est une sorte de certitude qui transforme radicalement la vie de ceux qui la connaissent. Il n’est alors plus possible, sans risque de rupture avec soi-même, de rejeter cette présence, vivante et évidente. On ne peut qu’être fidèle à ce don de Dieu qu’on appelle la fois. L’expérience de la foi est incommunicable : on peut en parler, s’efforcer de la décrire, elle n’est convaincante que pour celui qui est prêt, à son tour, à l’accueillir.
Parfois la foi se manifeste brutalement sans qu’on l’ait cherchée le moins du monde. Les cas abondent d’incroyants, même agressivement athées, qui se retrouvent en un instant convaincus de l’existence d’un Dieu qui les appelle.

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  • L’histoire d’Adam et Eve n’a que la valeur d’un symbole. Certains peuvent la prendre à la lettre, mais ce n’est, bien plus vraisemblablement, qu’une façon poétique et simple de dire que l’humanité a été voulue par Dieu comme aboutissement d’un processus d’évolution, peut-être encore inachevé. La Bible ne permet pas de savoir si nous sommes issus d’un couple unique subitement créé ou si une ou plusieurs tribus de singes évolués sont devenus hommes, en un ou plusieurs lieux, à un moment précis ou à la suite d’une évolution progressive.
  • « Foi » et « fidèle » proviennent du même mot latin fides. Plus souvent, la foi est le résultat d’un long cheminement intérieur par lequel l’homme demande à ce Dieu qu’il ignore de se rendre évident.

Dans tous les cas, la foi est perçue comme un lien direct et personnel du croyant avec Dieu. Elle procède d’une démarche de Dieu vers l’homme et peut toucher chaque homme en particulier.
Ce phénomène de la foi est difficilement contestable puisqu’on le rencontre dans des pays de cultures très variées, à toutes les époques et chez un nombre important d’individus. Nier la foi reviendrait à récuser tant de témoignages humains concordants. Reste à savoir comment interpréter cette foi.
Il faut reconnaître que l’hypothèse d’un Dieu rend acceptable que le phénomène de la foi existe, alors que le rejet de cette hypothèse contraint à réfuter ces témoignages, c’est-à-dire à nier un fait pour ne pas avoir à l’expliquer.
Il est, en effet, contraire au bon sens de classer la foi parmi les maladies mentales, car les croyants se portent bien, ou parmi les hallucinations, car la foi peut durer toute la vie, ou parmi les sous-produits d’un environnement politico-culturel, car elle fleurit partout spontanément, même dans des pays qui ont tout fait pour s’en protéger.
On pourrait dire que la croyance en Dieu ne prouve en rien l’existence de Dieu. C’est parfaitement exact et l’on a renoncé depuis longtemps à « prouver » quoi que ce soit dans ce domaine.

Il est cependant frappant de constater que, pour les croyants, leur foi n’est pas de nature intellectuelle. Ce n’est pas un choix qu’ils font comme d’adhérer à une doctrine politique ou économique. La foi apparaît plutôt comme une évidence et elle s’accompagne parfois d’une expérience indicible de la présence de Dieu. Dans ces conditions, on peut dire que :
-la foi est ce qu’en pensent les croyants, c’est-à-dire une évidence, à l’usage des seuls croyants, de l’existence de Dieu ;
-il existe chez ceux qui se disent croyants un phénomène psychique inexpliqué qu’ils interprètent de bonne foi comme l’existence de Dieu.
Ici encore, entre ces deux hypothèses, la plus satisfaisante est la première pour la simple raison que renvoyer à un phénomène inexpliqué n’explique rien et que la multitude et la convergence des témoignages des croyants de tous bords rend peu crédible une hypothèse de nature psychique.
Ainsi, même en partant de l’analyse de la foi des croyants, on retombe sur l’hypothèse de l’existence de Dieu, hypothèse plus féconde que les autres et, jusqu’à présent, nullement contredite par les faits.

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Une conséquence de l’existence de Dieu :le surnaturel

Dès que l’on admet l’existence d’un Dieu créateur, la place de l’homme ins le monde et le rôle qu’il y joue s’éclairent d’un jour nouveau en ême temps que se pose une série de problèmes susceptibles de donner vertige.
La première conséquence de l’existence possible de Dieu, c’est la mstatation que nos moyens d’observation sont limités, encore plus que dus le pensions. Aucun de nos sens ne nous permet en effet de nous surer de Sa réalité : nous ne Le voyons pas et nous ne L’entendons pas. certains croyants ont une perception de Dieu qui relève de la certitude, est généralement par des voies inhabituelles devant lesquelles la science t désarmée.
Dieu nous donne donc une leçon de modestie : nous ne pouvons pas posséder ni même en posséder la connaissance. Il nous est normalement  inaccessible. Il dépasse évidemment les phénomènes naturels dont est le créateur, Il est, par essence, surnaturel.
Cette constatation pose alors une question : est-ce que Dieu seul est ars de notre atteinte ou bien d’autres phénomènes nous sont-ils aussi ichés, des phénomènes surnaturels ?

Il n’est pas nécessaire qu’il y ait des phénomènes surnaturels pour que dieu existe – Il aurait pu créer un monde réglé comme du papier à unique   mais, s’il existe du surnaturel, ce n’est pas incompatible avec notion de Dieu.

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Un fait est clair : le surnaturel a toujours hanté l’esprit de l’homme. ÏS miracles, les apparitions, la voyance, la télépathie, le spiritisme et les ntômes, la magie et bien d’autres phénomènes nimbés de mystère excint encore aujourd’hui l’imagination.
Certes les progrès de la science ont fait perdre de leur prestige à ce a’on appelle les sciences occultes. De nos jours, les savants ne cherchent us la pierre philosophale et l’alchimie a perdu ses adeptes. Cependant, , dans les pays industrialisés, notre époque a honte du surnaturel, elle ; s’en est pas complètement débarrassée.
Nous sommes à l’étroit dans notre monde trop organisé, l’imagination besoin d’espaces que notre mode de vie nous refuse. Un peu de la façon snt la midinette rêve de mariages princiers, un côté de nous-mêmes attache au mystérieux. L’un rêvera en lisant des romans de science-fiction, tel autre consultera une voyante ou dévorera les prédictions de ostradamus.
Est-ce un besoin de défoulement, un délire nécessaire, comme nos rêves ;ndant le sommeil, ou une partie de nous-mêmes est-elle encore en friche ? Le surnaturel est-il un phantasme ou, au contraire, correspond-il à une réalité, à un au-delà de la science ?
Première constatation, le surnaturel recule au fur et à mesure des progrès de la science : jadis, le tonnerre exprimait la colère des dieux, aujourd’hui, c’est une décharge électrique et on sait mesurer la différence de potentiel qui la provoque.
Deuxième évidence, plus la science avance, plus apparaissent de nouveaux domaines à explorer, plus vastes encore que ceux déjà défrichés.
Dans ces conditions, s’il semble certain qu’il y aura toujours des domaines à découvrir pour la science, peut-on imaginer que d’autres domaines lui soient interdits ?

Autrement dit, si le surnaturel est l’ensemble des phénomènes qui ne pourront jamais s’expliquer par les lois de la nature, donc par la science, ce surnaturel existe-t-il ? S’il existe, a-t-il un rapport avec les religions et de quelle nature est ce lien ?

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Les phénomènes que la science est capable d’expliquer, avec tout ce que cela comporte d’hésitations et d’erreurs, sont des phénomènes sur lesquels on peut bâtir une théorie que l’on s’efforce ultérieurement de vérifier. Ceci implique que le phénomène soit répétitif ou permanent.
Les sciences physiques – optique, électricité, chimie, thermodynamique, etc. observent des phénomènes répétitifs : on peut les isoler, les produire à volonté, en faire varier quelques paramètres, bref on peut expérimenter une théorie et la vérifier.
Est-ce à dire que tout ce qui n’est pas répétitif ou permanent est hors du domaine de la science ? Non, mais c’est en dehors du domaine des sciences dites exactes. Un phénomène qui ne se produit qu’une fois ou très rarement passe inaperçu ou bien ne conduit qu’à des hypothèses incertaines.
L’homme est l’exemple le plus évident de phénomène non répétitif, chaque homme est unique. Cependant, on parle de sciences humaines ou de science médicale, mais elles ne peuvent prétendre à la même rigueur que les sciences dites exactes ; elles ne méritent leur nom de science que par le sérieux des méthodes d’analyse qu’elles appliquent. Elles n’ont le plus souvent qu’une valeur statistique et l’on n’est jamais à l’abri de redoutables exceptions à la norme moyenne.
En fait, la réalité ne s’accommode pas de distinctions aussi simples. Les expériences scientifiques ne se déroulent jamais dans des conditions de lieu et de temps strictement identiques. Ce n’est donc qu’en considérant comme négligeables ces conditions que l’on peut parler d’expériences identiques. A l’opposé, dans les sciences humaines, il y a des degrés fort divers de qualité et de précision. Ainsi, pour ce qu’on a à en faire, on peut savoir assez bien la composition par âge ou par taille des individus d’une nation. Il est clair qu’il n’en est pas de même pour le degré d’instruction ou, pire, pour les qualités d’intelligence ou de cœur. Allez donc déterminer le pourcentage de gens qui sont capables de délit de fuite
après un accident ou de non-assistance à personne en danger lors d’une agression sur la voie publique ?
Pourtant, par des enquêtes, des sondages, des extrapolations, on peut sortir de l’absence totale d’information et accéder à une certaine idée de la fourchette dans laquelle se situe un phénomène.
Alors ces fameux phénomènes dits surnaturels sont-ils abordables ? Dans un certain sens, oui. Rien n’interdit de procéder à une enquête pour déterminer quels sont ceux qui, dans une population donnée, ont cru voir des fantômes, ont parlé avec un mort, ont eu des expériences de télépathie. Ce qui en sortira vaudra toujours mieux que rien, mais n’aura pas de valeur scientifique à proprement parler, car il est quasi-impossible de définir très précisément ce que recouvre la question posée et la réponse donnée. D’autre part, certains phénomènes peuvent être d’une rareté telle qu’il n’existe pas d’échantillon représentatif.
Malgré tout, il serait intéressant de savoir quels phénomènes dits surnaturels nos contemporains expérimentent le plus souvent : voyance ou télépathie, sentiment de la présence de Dieu ou d’une réponse personnalisée à une prière…

Parmi ces phénomènes, certains n’ont aucun rapport avec une religion quelconque. Ressentir les symptômes de la maladie d’un être cher, avoir la perception d’un accident très éloigné sont des expériences que certaines personnes éprouvent parfois exceptionnellement, parfois épisodiquement. La science semble d’autant plus impuissante à fournir une expli¬cation que, dans certains cas, la perception interviendrait avant que le phénomène se produise.
Il s’agit là, si ces phénomènes existent, de faits paranormaux où Dieu ne paraît pas intervenir plus directement que pour les phénomènes physiques des lois de la nature. Il n’y a donc là rien de religieux. Cependant, d’autres phénomènes, tout aussi inexplicables, sont au contraire nettement liés à une religion : apparitions mystiques, prières exaucées, guéri¬sons miraculeuses, etc.
Pour nous résumer, nous pouvons dire qu’à côté des phénomènes que nous considérons comme normaux, il existe très vraisemblablement une quantité non négligeable de phénomènes moins fréquents auxquels l’analyse scientifique s’applique mal ou ne s’applique pas encore et qu’on peut appeler paranormaux.

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Le terme de surnaturel s’applique plutôt à des phénomènes, également rares et inexplicables, dans lesquels intervient un élément religieux. Cette composante religieuse peut s’interpréter, selon ce qu’on croit, comme une intervention de Dieu, du diable ou d’un de leurs intermédiaires ou bien encore comme l’habillage religieux d’un phénomène paranormal.
La limite entre le paranormal et le surnaturel religieux n’est pas facile à définir et elle peut être très subjective. Ainsi les guéridons que font tourner les médiums sont considérés par certains comme porteurs de messages de l’au-delà et par d’autres comme un phénomène, paranormal certes, mais totalement déconnecté de toute interprétation spiritualiste.1
Ce qui, en revanche, est fort important, c’est que le surnaturel de nature religieuse ne se manifeste le plus souvent pas par des phénomènes paranormaux. Le croyant seul perçoit une intervention de Dieu dans des événements qui restent apparemment tout à fait normaux pour l’observateur extérieur. Si, par exemple, une mère prie pour le changement de comportement de son enfant et que, contre le cours vraisemblable des choses, cette prière est exaucée, rien, a priori, ne permet objectivement d’imputer à cette prière le résultat obtenu et rien n’est paranormal ni surnaturel dans ce que peut observer un étranger à la famille. Si des faits de cette nature existent, et les croyants sont légions à en être persuadés, le surnaturel ne se traduit, dans ce cas, par rien d’apparemment remarquable.

Dans cette hypothèse, la place du surnaturel dans la vie serait infiniment plus importante que ce qu’imaginent la plupart des gens.
Ainsi, ce qu’on appelle le « surnaturel » peut recouvrir des phénomènes foncièrement différents :
–    des phénomènes naturels encore inexpliqués, mais dont on peut penser que la science viendra un jour à bout ;
-des phénomènes paranormaux exceptionnels qui, de ce fait, sont pratiquement inaccessibles à la science, mais dans lesquels la religion n’a rien à faire ;
–    des phénomènes paranormaux de nature religieuse, c’est-à-dire dans lesquels interviennent des puissances inconnues telles que Dieu ;
–    enfin des phénomènes apparemment naturels, mais qui sont perçus par ceux qui en sont les témoins ou les acteurs comme une manifestation de forces inconnues, de Dieu par exemple.

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Cette énumération serait incomplète si nous n’ajoutions une cinquième catégorie, celle des phénomènes que certains pensent être surnaturels alors qu’ils sont seulement le fruit de leur imagination ou de leur superstition.
Certains scientistes athées rejettent systématiquement dans cette catégorie tout ce qui est affublé de l’adjectif « surnaturel ».
Rien n’est donc plus controversé et contestable que le surnaturel. Cependant, sans qu’on puisse se faire à son sujet une opinion définitive, la question du surnaturel est importante : si un Dieu existe, comme le pense la majorité des hommes, il est impossible de Le connaître ou même d’en avoir une simple idée par nos seuls moyens. Placés comme nous le
L’auteur penche nettement pour la seconde hypothèse : il connaît un médium amateur capable de réaliser ce genre d’exercice, mais qui n’y attache aucun contenu spirituel et encore moins religieux. C’est, pour ce médium, un simple talent de société.
sommes sur une particule de l’univers, l’étonnant serait de ne pas être affligé de myopie et d’anthropocentrisme.

Dans un monde en évolution où nous avons été créés pour vivre et mourir, nous avons les pires difficultés à imaginer une existence qui se situerait hors du temps.

Alors, le surnaturel n’est-il pas une sorte de fenêtre ouverte sur une réalité qui nous dépasse infiniment et qui est entre les mains de Dieu ?
Bien des approches ont été tentées pour essayer de comprendre qui est Dieu et ce qu’il attend de nous. Avant d’analyser les réponses des différentes religions, efforçons-nous de tracer le cadre de cette recherche.

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