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La science chretienne

Vous êtes ici : » » La science chretienne ; écrit le: 18 janvier 2012 par mariouma

Une Américaine de fort tempérament, Mary Baker Eddy, née en 1821, est la fondatrice de ce curieux mouvement chrétien connu principalement par son journal, le Christian science Monitor.
Les idées religieuses de la fondatrice ne manquent pas d’originalité, au point qu’on peut se poser des questions sur la légitimité de l’emploi des deux mots qui désignent le mouvement.
Partant du principe que la matière ne peut contenir la vie, Mary Baker Eddy déduit que notre corps matériel ne peut connaître le mal ni la douleur et qu’il s’agit donc là de l’effet de notre imagination. Il suffit d’être convaincu de ce raisonnement et de se le dire pour être guéri. Curieusement, il n’est cependant pas interdit aux disciples d’aller, par sécurité, consulter un médecin…
De la même façon, pour supprimer radicalement l’infidélité dans le mariage, la solution est de s’abstenir de toute activité sexuelle.
En matière religieuse, la science chrétienne se considère comme le Saint-Esprit lui-même. Quant à Jésus, il n’est pas Dieu mais un homme qui, plus que tout autre, représente le Christ, c’est-à-dire « l’idée divine » de Dieu.
L’avènement du Christ à la fin des temps est interprété comme le développement progressif de son influence spirituelle dans le monde.
Sous la férule dynamique de Mary Baker Eddy, le mouvement connut un certain succès qui lui permit d’ouvrir une cathédrale de 5 000 places à Boston et des églises dans de nombreuses villes des Etats-Unis. Mais c’est surtout par sa littérature que le mouvement s’est fait connaître : outre des brochures purement religieuses, il eut l’idée intéressante de publier un quotidien d’information générale de bonne qualité avec un seul article d’inspiration religieuse par jour.
La propagande du mouvement est très centralisée et les messages lus chaque dimanche dans les différentes églises des Etats-Unis et du monde sont envoyés toutes les semaines de Boston.
Les membres de la science chrétienne étaient 300 000 en 1930, ils ne dépassent pas 200 000 aujourd’hui ; le recul du mouvement semble s’accélérer : 257 églises et 97 salles de lecture ont été fermées depuis dix ans. En France, la science chrétienne ne compte que quelques rares centaines de disciples.

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