La naissance de la royauté: Saül et David

> > La naissance de la royauté: Saül et David ; écrit le: 4 mai 2012 par lilia

  Saül, premier roi, premier messie

 Saül a régné une vingtaine d’années, environ de 1030 à 1010 av. J.-C. En versant sur sa tête l’huile qui le consacrait roi, Samuel avait  bien précisé la double portée de ce geste : désormais le roi était chargé de « sauver » son peuple, mais aussi, dans l’exercice de cette  mission,   il était  assuré de la présence de l’esprit du Seigneur : « L’esprit du Seigneur fondra sur toi et tu seras changé en un autre  homme », avait dit le prophète (1 Samuel 10, 6).

 Un sauveur sur lequel repose l’esprit du Seigneur : telle devait être pour toujours la double caractéris­tique du messie.

 Avec Saül, nous avons donc franchi une étape très importante dans l’histoire du Messie : pour la première fois, les deux mots « sauveur  » et « messie » étaient liés. Et pour l’instant, les mots « messie » et « roi » étaient encore synonymes ; mais l’histoire n’est pas terminée.

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  David, deuxième roi, deuxième messie

 Après un début glorieux, la fin du règne de Saül fut triste : il perdait peu à peu la raison, et désobéissait aux ordres du prophète    Samuel ;  l’esprit du Seigneur l’aurait-il quitté ? Sûrement pas, puisque Dieu est fidèle, mais on est toujours libre de ne pas suivre    l’inspiration de Dieu. Alors, parce que la seule raison

d’être du roi est de sauver son peuple, Saül, tout roi qu’il était, a été désavoué par Dieu de son vivant ; et Samuel, sur ordre de Dieu, choisit déjà David pour être son successeur. Curieuse histoire, si l’on y pense : pour David, accéder au trône relevait du miracle ; et lui-même, tout seul, n’y aurait probable­ment jamais songé ; c’est le prophète Samuel qui est allé dénicher, il n’y a pas d’autre mot, à Bethléem, bourgade minuscule, ce dernier d’une famille de huit fils et que son père, Jessé, employait à garder les bêtes ; rien à voir avec un projet de vie à la cour.

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Parti de rien, voilà ce qu’était David, le futur roi d’Israël ; il devait donc tout à Dieu. C’est sûrement un aspect très important de sa mentalité. Et cela va compter beaucoup par la suite. En attendant, David a bel et bien reçu l’onction d’huile de la main de Samuel, devant tout Bethléem ; c’est le signe que Dieu l’a choisi et que l’esprit de Dieu est avec lui ; mais il n’est pas roi pour autant : dans un premier temps, Saül est encore le roi en titre. On sait la suite : David, dont on connaît les talents de musicien, est appelé au service de Saül pour le distraire ; puis, peu à peu, ses attributions augmentent quand on découvre ses talents de chef de guerre. Il conquiert l’affection de tous et, en particulier, noue une grande amitié avec Jonathan, le fils de Saül.

Écuyer, puis chanteur, puis chef des armées, l’ascen­sion de David à la cour du roi Saül est fulgurante; pendant ce temps, le vieux roi décline, ce jeune David à qui tout réussit est entré à la cour : cela ne peut que mal tourner ; Saül devient mortellement jaloux et cherche à plusieurs reprises à se débarrasser de ce rival : David, lui, reste toujours d’une parfaite loyauté à son roi, parce qu’il respecte en lui le roi choisi par Dieu. Plus tard, cette fidélité de David à Saül sera considérée comme l’une de ses grandes vertus.

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Après la mort de Saül, il y a une querelle de succes­sion, le pays se divise en deux : David est reconnu comme roi, mais seulement par une partie du peuple, la tribu de Juda, dans le Sud, dont il est originaire. Il règne à Hébron.

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