La spécificité du catholicisme

> > La spécificité du catholicisme ; écrit le: 16 janvier 2012 par mariouma

Au sein du christianisme, le catholicisme et l’orthodoxie occupent une position centrale en ce sens que les autres Eglises chrétiennes, globale¬ment qualifiées de protestantes, en sont toutes directement ou indirectement issues.
Les caractéristiques les plus remarquables de l’Eglise catholique, que n’ont pas toujours conservées les autres Eglises, concernent la conception de la nature même de l’Eglise, la place de la tradition et des dogmes, les sacrements et la structure hiérarchique. En les passant en revue, nous constaterons que l’Eglise catholique réussit assez bien à concilier une grande cohésion intellectuelle avec une relativement bonne adaptabilité aux différentes cultures.

La nature de l’Église catholique

Pour les catholiques, la promesse de Jésus-Christ selon laquelle il restera  present dans son Eglise est une réalité : le Saint-Esprit descendu sur les P Atres à la Pentecôte est véritablement présent au sein de l’Eglise, autant ue Tésus lui-même est présent dans l’eucharistie (voir p. 114). La nature de cette présence échappe évidemment à nos sens, elle n’en est pas moins réelle Seules des images symboliques peuvent expliquer ce fait : on dit que l’Eglise est le Corps mystique ou l’Epouse du Christ pour montrer le caractère intime et indissoluble de cette union.
L’Eglise est donc de création divine, mais elle se construit avec des hommes dont le premier a été symboliquement nommé Pierre par Jésus- Christ lui-même. Ainsi, l’Eglise est sacrée mais les hommes qui la composent ou la dirigent restent des hommes, capables de toutes les faiblesses et de tous les reniements. On peut donc distinguer l’Eglise visible, société humaine des baptisés discrètement guidée par le Saint-Esprit, et l’Eglise invisible, rassemblement de tous ceux, vivants ou morts, auxquels Dieu donne la foi, c’est-à-dire de ceux qui répondent de leur mieux à ce qu’ils entendent de l’appel de Dieu Il est, par nature, impossible de savoir qui en fait partie. Cette définition revient à dire qu’en dehors de l’Eglise invisible il n’y a pas de salut, car le salut ne peut venir que de Dieu, Ce n’est en rien une attitude d’orgueil des catholiques puisque le fait d’être baptisé – ou même prêtre, évêque ou pape – ne garantit pas de faire partie de cette Eglise.
1. Pendant des siècles, le catholicisme a formulé cet enseignement en appelant « corps de l’Eglise » l’Eglise visible, dont les fidèles reconnaissent l’autorité du pape et des évêques, et « âme de l’Eglise », l’ensemble des hommes qui ne sont pas en état de péché mortel. C’est plus précisément cette Eglise qui constitue le Corps mystique du Christ. Selon le vocabulaire traditionnel, ceux qui n’appartiennent pas à l’Eglise visible se répartissent entre :
–    les non-baptisés, appelés jadis « infidèles » (ceux qui n’ont pas la foi, Jîdes, sans nuance péjorative) ; ils peuvent être membres de l’Eglise invisible s’ils vivent dans 1 amour de Dieu avec assez de plénitude ;
–    les apostats qui sont des chrétiens baptisés ayant explicitement et totalement rejeté Jésus-Christ ;
–    les excommuniés, chrétiens exclus de l’Eglise à la suite d’une faute grave ; c’est  hérétiques, chrétiens qui refusent de croire à une ou plusieurs vérité ensei¬gnées par l’Eglise comme article de foi. Les protestants sont hérétiques ;
~ les schismatiques, chrétiens qui croient à l’enseignement de l’Eglise, mais refusent de reconnaître l’autorité des pasteurs légitimes, en particulier du pape, puis la séparation de l’Eglise d’Orient en 1054, les orthodoxes sont schismatiques. pendant une partie de l’Eglise d’Orient est restée fidèle à Rome ; il existe donc es catholiques non latins, de différents rites orientaux dirigés par des patriarches ”U1 Connaissent, par définition, l’autorité du pape.
Cependant, l’Eglise visible étant la suite historique de l’Eglise que Jésus- Christ a instituée avec ses apôtres, elle reste inspirée spirituellement par Dieu et se trouve privilégiée pour transmettre et conserver son message.
De nos jours, sans rien renier des certitudes qu’elle tire de la révélation divine et de sa tradition, l’Eglise catholique a pris conscience que le message d’amour dont elle est dépositaire lui impose une grande modestie dans l’affirmation et la formulation de la vérité. Reconnaissant la variété des expressions culturelles de l’aspiration des hommes à Dieu, elle les considère, depuis le concile Vatican II, comme autant de tentatives de s’approcher du Créateur. L’Eglise catholique ne brandit plus ses foudres et répugne désormais à parler d’hérétiques ou de schismatiques. Elle a définidvement renoncé à condamner les hommes qui cherchent Dieu par d’autres religions, elle les considère dorénavant avec respect et amour et s’efforce d’établir avec eux un dialogue, dans l’espoir de leur faire partager la plénitude du message qui lui est confié1.
Aujourd’hui donc, l’Eglise n’impose plus rien, mais propose un modèle à tous les peuples du monde. Elle a gardé intacte la certitude de détenir la vérité du message de Jésus-Christ mais elle sait désormais que son pouvoir de conviction dépend de la fidélité avec laquelle elle-même met en pratique son propre enseignement. L’Eglise ne tente plus d’imposer des solutions aux problèmes moraux, sociaux, politiques ou économiques mais elle exprime inlassablement les principes qui doivent guider ces choix. Elle a ainsi pris plus clairement conscience que ces principes peu¬vent conduire à des choix différents, selon l’environnement culturel.
L’Eglise trouve son unité fondamentale, sous la diversité des apparen¬ces, dans la fermeté de ses convictions spirituelles exprimées par les dogmes et la tradition.

La tradition  et les dogmes

Dès lors que l’Eglise est constituée d’hommes libres, donc capables de se tromper, il n’est pas étonnant que surgissent en son sein des interprétations diverses du message révélé. Certaines d’entre elles peuvent être des erreurs dans la mesure où une opinion et son contraire ne peuvent être vraies simultanément.
Ainsi la seule référence à la Bible n’est pas suffisante pour être sûr de vérité, pour autant qu’on puisse l’atteindre. Pour mettre toutes les hances de son côté, l’Eglise catholique – peut-être guidée en cela par le Saint-Esprit – a mis au point un système original destiné à se protéger au mieux des erreurs. Ce système consiste à officialiser de façon solennelle les croyances acquises – c’est ce qu’on appelle les dogmes – puis à accu¬muler toutes ces croyances, dans ce que l’Eglise appelle la « tradition », dans un ensemble cohérent, définitivement admis, à partir duquel la recherche peut se poursuivre1.
Un tel processus n’a pas été compris par le protestantisme pour une raison essentiellement historique : l’incapacité de l’Eglise du XVI1 siècle de se réformer assez vite par elle-même a poussé les chrétiens réformés à se séparer et, simultanément, à récuser l’enseignement d’une Eglise qu’ils jugeaient défaillante. Ils en ont conclu que l’Eglise n’apportait rien et que mieux valait laisser à chacun la liberté d’interpréter à sa manière l’Ecriture sainte, seule porteuse, selon eux, de la révélation.
Naturellement, la proclamation d’un dogme exige les plus grandes précautions : une croyance bien établie ne devient un dogme qu’après une maturation qui peut durer des siècles. Par principe, ces dogmes ne concernent que des sujets importants. L’authenticité d’apparitions comme celles de Lourdes est, entre autres exemples, laissée à l’appréciation de chacun. Il en est de même de questions telles que la naissance de l’humanité à partir du couple d’Adam et Eve, ce qui peut être interprété de façon symbolique.
Malgré la prudence dont témoigne l’Eglise catholique dans la définition de ses dogmes, le principe même d’en proclamer de nouveaux irrite fréquemment les non-catholiques. Protestants et orthodoxes jugent qu’il n’y a rien à ajouter au message des Ecritures saintes complétées, il est vrai, par ce qu’il faut bien appeler les dogmes des premiers conciles de l’Eglise. Les non-catholiques jugent souvent prétentieux de définir une vérité divine qui échappe évidemment à tous les hommes, évêques et pape compris.
A cela, l’Eglise catholique pourrait répondre que rien ne peut valablement l’empêcher d’exprimer les convictions qui sont les siennes. Ce pendant elle insiste plutôt sur un point généralement mal compris. Les dogmes n’ont pas la prétention d’expliquer dans le détail une vérité qui
n’appartient qu’à Dieu, mais ils se contentent d’éliminer des interprétations jugées erronées1.
Ainsi, le dogme de l’incarnation, sur lequel tous les chrétiens sont d’accord, exprime que Dieu s’est fait Homme en la personne de Jésus- Christ. Il est impossible de savoir en quoi consiste ce mystère et comment Dieu peut être Homme, mais le dogme exclut que Jésus soit un homme comme les autres ou, à l’opposé, qu’il soit une sorte d’apparence d’homme, une « apparition » de Dieu.
Assez naturellement, ce sont les dogmes les plus récemment proclamés qui ont suscité le plus de remous chez les chrétiens non catholiques. Les trois derniers sont le dogme de l’immaculée Conception, proclamé en 1854 par le pape Pie IX, celui de l’infaillibilité pontificale, proclamé en 1870 par le même pape au cours du premier concile du Vatican, et le dogme de l’Assomption de la Vierge Marie, en 1950 par le pape Pie XII”.
Les protestants et les orthodoxes ont évidemment perçu comme une provocation la proclamation du dogme de l’infaillibilité pontificale. Pourtant, il ne s’agit nullement de faire du pape un surhomme qui ne dirait que la vérité – il aurait immédiatement des propositions alléchantes de la part des services météorologiques – ; cela signifie seulement que le consensus de l’Eglise sur un point de doctrine ne devient définitivement acquis qu’une fois proclamé solennellement par le pape qui représente son unité. On dit alors qu’il parle « excathedra ». Une telle proclamation n’est donc pas le résultat d’une décision autocratique du pape, mais l’aboutissement d’un long processus de mûrissement au sein de l’Eglise, généralement ratifié par un concile. Ainsi le dogme de l’infaillibilité pontificale lui-même a-t-il été l’objet d’un vote lors du concile de 1870
On peut toutefois penser qu’après le concile de Vatican II la procédure solennelle de proclamation d’un dogme ne sera plus qu’exceptionnelle
1.    Prenons une comparaison très imparfaite : un témoin convoqué par la police peut être incapable de préciser l’identité d’un coupable tout en étant cependant certain de quelques caractéristiques de l’individu : il ne portait pas de blouson, il n’avait pas de bottes, etc. Un tel témoignage ne définit pas le coupable, mais il élimine des hypothèses. De la même façon, les dogmes éliminent des hypothèses religieuses stériles.
2.    L’Assomption, du latin ad sumere, « prendre avec soi », est l’élévation au ciel de la Mère de Dieu à la fin de sa vie terrestre. Ce mot s’oppose à l’Ascension de Jésus- Christ qui s’est élevé par lui-même au ciel, tandis que sa mère, simple être humain, y a été appelée.
3.    535 évêques ont voté pour, 2 contre et 55 autres avaient quitté le concile pour éviter de voter contre. Après le vote, les 57 opposants se sont ralliés au nouveau dogme.
ment utilisée. Les croyances de FEglise catholique ont subi presque tous les assauts possibles depuis plus de 2 000 ans. Les problèmes dogmatiques laisseront vraisemblablement la place à un effort d’approfondissement de la vie chrétienne dans les différents contextes culturels.
Cette vie spirituelle repose sur la pratique des sacrements.

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Les sacrements
La notion de sacrement est une spécificité du christianisme, mais elle est moins étendue et moins précise chez les protestants.
Les catholiques comme les orthodoxes en comptent sept :
–    le baptême ;
–    la confirmation ;
–    l’eucharistie ;
–    le mariage ;
–    l’ordre ;
–    la pénitence ;
–    le sacrement des malades.
Tout sacrement apporte un don, une grâce de Dieu, qui se concrétise visiblement par un signe, des gestes et des paroles consacrées. Il y a un parallélisme évident et voulu entre l’incarnation de Dieu en Jésus-Christ et la manifestation de Dieu par un signe visible. Nous comprendrons mieux cette notion de sacrement en approfondissant son contenu.
– Le baptême est le sacrement de l’entrée dans l’Eglise. N’importe quel catholique peut le conférer en cas d’urgence, tel que le risque de décès d’un enfant. L’Eglise admet même la validité d’un « baptême de désir » pour une personne en danger de mort. Le signe visible du baptême consiste à verser un peu d’eau sur le front du baptisé en prononçant les paroles : «Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » Quand le baptême est célébré par un prêtre à l’église, ce qui est le cas normal, le rite est plus complet : un peu de sel sur la langue symbolise que le chrétien est le « sel de la terre », capable de donner de la saveur à l’existence ; une goutte d’huile consacrée sur le front rappelle l’onction royale et celle du Christ, c’est aussi le symbole de l’huile dont s’enduisent les teurs avant le combat ; un cierge allumé tenu à la main symbolise la jUm,ere que le chrétien doit apporter au monde tandis que deux témoins, parrain et la marraine, représentent la communauté qui accueille le bouveau baptisé et veillera à son éducation. Le baptême peut être donné aes la naissance.
–    La confirmation est le sacrement de l’entrée dans une vie de responsabilité ; le confirmé reçoit le don du Saint-Esprit. Ce sacrement est conféré par l’évêque qui prononce les paroles rituelles, marque le front du confirmé du signe de la croix avec de l’huile consacrée et applique la main sur sa joue comme pour lui souhaiter bonne chance. Les catholiques considèrent que la confirmation, par sa nature même, requiert une certaine maturité de qui la reçoit. Elle est généralement donnée au sortir de l’enfance, après la première communion, vers 10 ans.
–    L’eucharistie est, pour les catholiques, bien plus que le rappel du dernier repas de Jésus avec ses apôtres, c’en est l’actualisation et la participation à son unique sacrifice. Seul un prêtre peut valablement prononcer les paroles de la consécration du pain et du vin telles que les a dites Jésus- Christ : « Prenez et mangez, ceci est mon corps ; prenez et buvez, ceci est mon sang, versé pour vous en signe d’alliance ». Ces paroles provoquent la « transsubstantiation », c’est-à-dire la présence réelle de Jésus-Christ dans le pain et le vin qui deviennent la nourriture spirituelle du fidèle1. Après la consécration, le prêtre fractionne le pain, généralement une hostie de farine sans levain, la consomme et boit dans un calice un peu de vin consacré2. Recevoir cette nourriture, c’est communier, c’est-à-dire être uni et même incorporé au Christ. Les fidèles ne prennent généralement que l’hostie, quoique la communion sous les deux « espèces », pain et vin, se pratique occasionnellement.
Depuis le début du siècle, la date de la première communion a été avancée à l’âge de 7 ans, au moins pour les enfants qui sont capables d’en saisir le sens. On a institué en revanche la profession de foi, nouvelle appellation de la communion solennelle.
–    Le mariage est un sacrement que se donnent les époux. Le prêtre qui bénit l’union est, en quelque sorte, le témoin de leur volonté de s’unir devant Dieu. Le mariage est indissoluble sauf vice de forme tel que consentement extorqué sous la contrainte, non consommation du mariage, etc.3
1.    Il n’y a évidemment pas de changement de la substance chimique du pain et du vin : dans le vocabulaire théologique, la substance est, comme l’étymologie le suggère, ce qui se tient dessous, c’est-à-dire sous les apparences.
2.    On peut employer du vin blanc ou rouge, la couleur n’est pas en cause. En pays d’Islam rigoriste, les prêtres peuvent célébrer l’eucharistie avec de l’eau où trempent des raisins secs. En mer, on pratiquait jadis une « messe sèche », sans vin, de peur que le roulis ou le tangage ne renverse quelques gouttes du liquide consacré.
3.    Le droit Canon, code juridique de l’Eglise, énumère les cas d’empêchement du mariage comme par exemple une trop grande jeunesse (moins de 16 ans pour les garçons, 14 ans pour les filles), l’impuissance permanente, l’existence d’un mariage anterieur encore valide, les vœux de chasteté et l’ordre, la consanguinité jusqu’au 4e degré inclus et la disparité de culte dont l’Eglise peut accorder la dispense. On
Dans ces cas particuliers et exceptionnels, le mariage peut être annulé nrès un procès devant le tribunal de la Rote, au Vatican. Un tel procès, lui Peut durer parfois plusieurs années, s’accompagne de frais que paient ^es intéressés, sauf s’ils n’en ont pas les moyens.
Le mariage catholique ne se comprend évidemment que si l’un des ¿DOUX au moins est catholique. Les deux époux doivent prendre l’engagement de conscience d’élever leurs enfants dans la religion catholique. En France, le mariage religieux ne peut avoir lieu qu’après le mariage civil. Les conditions de nature religieuse que l’Eglise demande surprennent parfois des jeunes gens qui ne voient dans le mariage « à l’église » nue l’occasion d’une belle cérémonie traditionnelle. Le sérieux des enga¬gements pris est lié au caractère sacramentel du mariage, avec la grâce de Dieu que cela comporte.
-L’ordre, auquel seuls les hommes ont accès, comprend trois degrés : le diaconat, le presbytérat et l’épiscopat. Pour recevoir le sacrement de l’ordre, il faut ressentir l’appel surnaturel de Dieu, la vocation, avoir la formation et les qualités morales requises et être accepté par l’évêque.
Le diaconat n’exige pas d’être célibataire. Toutefois un homme marié ne peut être ordonné diacre que s’il a plus de 35 ans et si son épouse y consent. Le diacre est habilité à rendre divers services d’Eglise comme la prédicadon.
Le presbytérat fait du diacre un prêtre, ce qui donne le pouvoir de célébrer la messe et, par conséquent, de consacrer le pain et le vin de l’eucharistie. Le prêtre peut aussi pardonner les fautes au nom du Christ, ce qu’on appelle remettre les péchés.
L’épiscopat constitue la plénitude du sacerdoce. Seul un prêtre peut devenir évêque, ce qui n’était pas le cas dans l’Eglise primitive. L’évêque a seul la capacité de consacrer d’autres évêques, il est généralement assisté, pour cette solennité, par deux autres évêques. Les évêques sont choisis par le pape qui délivre un mandat pontifical autorisant la consécration1.
–    La pénitence, dite aussi sacrement de la réconciliation, est l’exercice du pouvoir donné par Jésus-Christ à ses apôtres de pardonner les fautes, les péchés, des fidèles. Ce pardon peut être obtenu lors de la confession pratiquée au moins une fois par an, à Pâques. Récemment on a institué une confession simplifiée et rapide, la cérémonie pénitentielle, peut-être
appelle mariage mixte une union entre un catholique et un chrétien baptisé non olique. Un tel mariage est possible sous réserve de s’engager à élever les enfants
ans Ie catholicisme.
Ces dispositions ont rendu canoniquement impossible, par exemple, l’extension un mouvement comme celui de Mgr Lefebvre : pour assurer sa succession, il ne pouvait consacrer d’évêque sans le mandat pontifical.
pour lutter contre une certaine désaffection de ce sacrement. Cet usage ne permet pas de bénéficier des conseils spirituels du prêtre.
Le pardon des péchés n’est pas automatique, il ne peut être obtenu que si, en toute conscience, le pénitent regrette ses fautes et prend l’engagement de faire son possible pouf les éviter dans l’avenir. Il va de soi que la faiblesse humaine rend aléatoire le résultat de cet engagement.
Le rôle du prêtre dans la confession est triple : il juge des dispositions spirituelles du fidèle au cours d’un dialogue qui n’est en aucun cas un interrogatoire de police mais s’apparente plutôt à « l’écoute » du psychiatre ; il pardonne les péchés au nom de Jésus-Christ en accordant l’absolution ; il impose une « pénitence », le plus souvent la récitation d’une prière mais aussi, s’il y a lieu, la réparation du préjudice causé à autrui, un jeûne, des aumônes, etc.
Dans la confession, le prêtre joue naturellement un rôle de conseil, de directeur de conscience. Le péché étant une désobéissance volontaire à la loi divine, le prêtre n’a pas le droit de déclarer péché ce qui n’a rien à voir avec la foi ou les mœurs, un choix politique ou syndical par exemple. Le secret de la confession est absolu.
– Le sacrement des malades, anciennement appelé extrême-onction, est destiné à soulager physiquement et spirituellement les malades. Il est recommandé d’y faire appel dès que l’on est dangereusement malade afin de le recevoir en pleine conscience. Le sacrement des malades est donné aussi souvent qu’il est nécessaire, une fois seulement pour une maladie déterminée. Il est administré par un prêtre qui prononce des prières rituelles et procède à des onctions d’huile consacrée.
L’effet du sacrement est avant tout une purification spirituelle complète, ce qui apporte au croyant une paix intérieure propre à améliorer son état psychosomatique. Les catholiques estiment qu’une guérison purement physique peut aussi intervenir dans certains cas, la grâce de Dieu ne se limitant pas à la vie spirituelle.
Ainsi, les sacrements accompagnent le chrétien tout au long de la vie, depuis l’entrée dans l’Eglise par le baptême jusqu’au passage dans la vie éternelle. Le sacrement le plus important de la vie chrétienne est l’eucharistie qui constitue une véritable nourriture spirituelle à laquelle on peut accéder quotidiennement.
Par la volonté de Jésus-Christ qui les a créés, plus ou moins explicitement, les sacrements apportent un don, une faveur de Dieu1, dont la nature est inexplicable. Le prêtre et l’évêque, par le sacrement de l’ordre qu’ils ont reçu, ont la capacité particulière de transmettre aux fidèles la vie de la grâce. C’est la justification la plus fondamentale de leur existence et par ce fait même, de la structure hiérarchique de l’Eglise.

La structure hiérarchique de l’église

Comment définir le type de gouvernement de l’Eglise catholique ? C’est à coup sûr une théocratie en ce sens que le Saint-Esprit est supposé l’inspirer et que sa finalité est l’instauration du règne de Dieu. Il s’apparente aussi à une monarchie puisque son chef reste en fonction à vie, sans être remis en question par ses mandants, et que l’autorité procède du sommet. C’est aussi, d’un certain côté, un régime présidentiel puisque le chef est désigné par une élection et que les décisions importantes sont prises avec l’accord des assemblées conciliaires.
Ce n’est en tout cas pas une république, car la base ne désigne aucun représentant.
Il n’est pas étonnant que le gouvernement de l’Eglise ne corresponde à aucun système politique connu. L’Eglise catholique constitue en effet un cas unique au monde d’une entité souveraine, le Saint-Siège, dont l’autorité toute spirituelle, s’exerce principalement sur les citoyens d’autres Etats. C’est aussi la seule religion qui dispose d’un Etat, le Vatican, et d’un gouvernement centralisé.
Ainsi, l’embryon d’organisation mise en place par Jésus-Christ est devenu en 2000 ans une structure complexe et originale dont le personnage-clé reste le pape, successeur de l’apôtre Pierre.

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