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L’islam et l’argent

Vous êtes ici : » » L’islam et l’argent ; écrit le: 26 janvier 2012 par mariouma

L’un des « piliers » de l’Islam est l’obligation de la zakat. Le montant de cette aumône que le fidèle doit verser chaque année n’est pas fixé en principe ; il est souvent de 2,5 % et son assiette porte sur la fortune non employée dans l’année : le bétail, les récoltes, l’or non porté par les femmes…
La zakat est versée aux nécessiteux, musulmans ou non, directement ou par l’intermédiaire de la mosquée. Dans certains pays elle est perçûe par le fisc.
Mais l’Islam tire également du Coran les principes qui doivent présider à la vie économique et financière :
–    Il est interdit de prêter ou d’emprunter de l’argent à un taux d’intérêt fixe ce qui serait assimilé à l’usure. En revanche, il est normal de partager le profit ou les risques résultant d’un investissement.
–    Il n’est pas permis de thésauriser ni de gaspiller des richesses, car tout appartient à Dieu et doit servir au bien de la société.
–    Les investissements productifs augmentant la richesse ou le bien-être sont encouragés.
On voit que c’est le taux d’intérêt qui est condamné par la loi islamique et non pas le revenu du capital. Le dividende des actions, revenu résultant d’un risque, est donc licite alors que le revenu fixe des obligations est illicite. Il est important de noter toutefois que le risque pris dans les jeux de hasard est rigoureusement interdit.
Depuis les années 1970, des banques fondées sur les principes de l’Islam ont été créées dans de nombreux pays musulmans et même aux Bahamas, en Suisse ou au Danemark. On en compte plusieurs dizaines. La plupart des opérations commerciales classiques peuvent y être effectuées, y compris celles de crédit documentaire impliquant le versement de commissions, car une commission n’est pas un intérêt qui, lui, serait interdit. Cependant, certaines opérations comme les transactions à terme sur les devises étrangères, non explicitement prévues par le Coran, sont acceptées par quelques banques et récusées par d’autres.

Des formules particulières d’association capital-travail (moudaraba) ou partenariat (mousharaka) ont été établies pour le moyen et long terme, kg « cash and carry » (mourabaha) et le leasing (idjara ou taadjir) sont ‘gaiement pratiqués. En revanche, il n’existe pas de système d’assurance- yjg parce qu’elle est interprétée comme s’opposant à la volonté de Dieu, c’est-à-dire au caractère imprévisible de la mort. Les assurances générales sont traitées selon un système de « solidarité islamique » : « l’assuré » investit dans une société (du type moudaraba) dont les profits sont distribués, par priorité et selon des modalités précises, à ceux qui ont subi un sinistre.
Dans les bilans des banques islamiques, on constate peu d’investissements industriels à long terme mais ces banques sont encore récentes et il est difficile de porter un jugement financier sur leur avenir.

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